05 août 2009
Christian Laborde
Petits dessins pour mon pote Christian Laborde (préfacier de "Renaud des Gavroches"). Son premier roman ( L'Os de Dionysos ) avait été interdit pour "pornographie, lubricité, danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale, invitation au désordre et à la moquerie, trouble illicite...". Souvenirs :

Suite à cette condamnation, il a même été viré de l'éducation nationale. Les phrases qui suivent sont véridiques :

10 juin 2009
No pasaran !
Eric Martin, (à qui l'on doit de très bonnes interventions dans Siné Hebdo ou encore le film "Choron dernière") sort une nouvelle comédie surréaliste : "No pasaran !" Un cri de guerre que j'ai aussi entendu et poussé pour la vallée d'Aspe à l'époque de la construction du tunnel du Somport. J'en parle dans quelques uns de mes livres dont "Xan de l'Ours" où Renaud écrit, dans sa préface : "Des années à protester dans différents médias contre ce bétonnage prévu dans un des plus beaux paysages du monde, concerts de soutien aux opposants, manifestations judiciaires, notamment pour soutenir Eric Pétetin arrêté 49 fois pour son "activisme" anti-tunnel, et, au final, une vallée splendide défigurée par une voie express ! Je ne sais plus qui disait « la montagne, c’est le dernier jardin avant le Bon Dieu », eh ben, la vallée d’Aspe l’était aussi avant de devenir la dernière autoroute avant l’Espagne… Une voie rapide ! Au coeur d’un des plus beaux paysages du monde..." Ces évenements ont inspiré Eric Martin pour son nouveau film que je ne vais pas louper !
Notre pote commun Christian Laborde avait écrit : "Danse avec les ours : No Pasaran !"
http://nopasaran.blogs.fr/index.html
01 avril 2009
Un article Sud-Ouest
http://www.marclarge.fr/popups/20090401_SO.php
16 février 2009
Le film
01 décembre 2008
Déménagement
En plein déménagement, les dessins "pas contents" de Large seront de retour bientôt. En attendant, un extrait de mon prochain bouquin : "Renaud des Gavroches", sur un texte de Nicolas Traparic (sortie : 02/09)

05 novembre 2008
Prochain livre

Préface de Christian Laborde
Dans le bus, durant la tournée Rouge sang, Renaud me disait qu’il aimait la façon dont Marc Large le croque. Moi aussi, j’aime voir la gueule de l’auteur d’Elsa émerger du papier blanc que Marc Large pose devant lui, puis scrute en tirant sur sa clope maigre avant de laisser sa main faire le boulot. Marc est un homme de main. Esquisser, dessiner, c’est confier à sa main ce que l’on a sous la tignasse, dans les tiroirs du rêve, derrière l’os du front.
Dans le bus, Renaud me parle de Marco, tandis que les musiciens regardent une video des Beatles. Faut les voir, les musicos à Renaud devant les Beatles : émerveillés, de parfaits mômes. Si Marco avait été avec nous, dans le bus, il les aurait dessinés en santiags et babygros, Titi and C°, la sucette dans la bouche. Et « la morve au nez » pour faire un clin d’œil à Renaud, au Sirop de la rue, chanson superbe.
Marco s’appelle Large. C’est un nom de marin, de voyageur, le nom d’un mec qui, avec ou sans voile, mais toujours muni d’un pinceau, prend le large. Et le large, le grand large, c’est ce qu’il nous offre quand il croque la ronde échine d’un ours, le pétale d’une jonquille aussi fin que le coton mercerisé de la culotte d’une meuf, ou les lichens qui, au Pays basque, se disputent la crête d’un rocher.
Mais ce qu’il aime tout particulièrement dessiner, le mec Marco, c’est la tronche de Renaud Séchan, chanteur né de l’accouplement, derrière la grange d’un renard et d’une fouine. Il peut prendre du poids, bouffer des pâtes, s’arrondir à mort, prendre les pire joues, il aura toujours le front d’un renard et le museau d’une fouine, Renaud. Le renard a une place de choix dans la littérature : c’est une star. Il serait temps de louer la fouine qui s’adapte à tous les terrains et fait son miel de tout ce qu’elle trouve. Comme Renaud qui va chercher les mots dans la rue, les parkings, les bistrots, et fout le bordel dans le poulailler social.
De Renaud Marco croque tout : le pull rayé, les poils de barbe, la clope, la fumée dans laquelle il se planque, les trottoirs qu’il longe, le Paris qu’il trimbale avec ses bals, ses bastons, ce Tout-Paname qui est le contraire du Tout-Paris. De Renaud il peint également la cravate, les santiags et, Dieu merci, laisse au vestiaire la veste rouge et pourave que Renaud enfila, un temps, avant d’entrer sur scène. Il saisit aussi, avec son crayon sans laisse, la gueule des maîtres et des potes de Renaud : Brassens, Coluche, Bruce Springsteen. Il y a même Tonton que Renaud persiste à prendre pour un type de gauche. C’est un naïf Renaud. Mais cette naïveté, qu’il partage avec l’eau, lui a permis d’écrire la merveilleuse chanson Baltique. De Tonton ne restera sans doute que ce blues à museau…
Les dessins de Marco se glissent ici entre les paragraphes de Nicolas Traparic. Traparic, Traparic : il est un peu louche, ce patronyme, un peu pas français. Monsieur Boutefeux, c’est sûr, l’a dans le collimateur. Il doit avoir une sacrée putain de fiche dans Edvige, le Traparic. Il me parle, ce nom couvert de sons de la tête aux pieds. On dirait celui d’un demi de mêlée. Traparic joue, mais avec les mots, les sons et, ce faisant, rejoint illico swingo le territoire sans frontières de l’enfance. Pas étonnant qu’il aime Renaud car, Renaud, c’est « le sirop de la rue », l’enfance dans la main, et le poing dans la gueule, Doisneau et Gavroche. Il sait lancer des pavés dans la vitrine des Versaillais. Il a une sacrée caboche, le braillard de la porte d’Orléans. Mais c’est lorsqu’il chante la Sorgue, lorsqu’il regarde les Pyrénées, lorsqu’il écoute une chanson de Dylan qu’il est le plus un « gamin de Paris ».


